Tel que demandé, voici ma version des événements du 10 février 2006… Contrairement à ma douce moitié, je ne fus pas forcé par mes pairs pour m’inscrire au « Speed Dating ». Lorsque j’ai appris que je pouvais participer bien que je sois un membre de l’équipe, je me suis empressé de remplir le formulaire et je me suis arrangé avec ma gérante pour qu’elle me donne mon congé pour le dit soir. Les semaines avancent, le temps file sans que j’y repense. Nous y sommes maintenant, il ne reste qu’une semaine avant L’ÉVÉNEMENT et je regarde l’horaire avec un petit doute et que vois-je? Je travaille bel et bien… Finalement, je réussi à m’arranger avec une collègue de travail pour être seulement sur appel, comme cela, je crois pouvoir m’en sortir sans heurts et je me dis que si finalement je devais travailler, ce serait le destin et que je devais m’y conformer… Bien que je n’avais aucune attente au préalable, une petite angoisse me tenaillait depuis quelques jours et je pensais sérieusement à peut-être me défiler… Honte sur moi… Donc, maintenant nous y sommes! Le soir fatidique! Le tout devait débuter dans les environs de 19h00 alors je décide de me pointer vers 17h30 dans le but de prendre une petite bière pour me permettre de me délier la langue un peu. Et ce, sans oublier de traîner mes vêtements de travail dans un sac au cas où… Me voilà donc au restaurant, il est relativement tôt donc il n’y a pratiquement personne pour le « Speed Dating » à part, bien sûr, toute l’équipe du personnel qui me regarde tous lorsque j’arrive. L’angoisse augmente… Je reçois mon petit écusson avec mon nom dessus et je m’assois au bar pour décompresser un peu. Peu de temps après, je suis rejoint par une connaissance qui, lui aussi, s’était inscrit. On commence à jaser un peu pour savoir ce que l’un l’autre nous attendons de la soirée. Je commence par dire que je ne m’attends à rien sinon à connaître des gens intéressants et à avoir du plaisir car, contrairement à la majorité des gens qui se présentait, je savais qu’il n’y avait presque personne de mon groupe d’âge donc je me disais qu’il fallait que je sois vraiment chanceux pour que ces personnes (deux) soient intéressantes. Mais j’y allais quand même! Par la suite, il me dit qu’il ne s’attend à rien non plus mais que ce ne serait pas désagréable d’avoir une petite fin de soirée à deux… Le temps file et les participants arrivent de plus en plus et plus je regarde et plus je me dis que je vais réellement seulement avoir du plaisir en parlant parce que l’âge d’or venait de faire son entrée. Entre temps, une troisième personne s’était jointe à notre groupe sélect… et nous étions tous les trois abattus par le « choix des participantes », le dernier particulièrement. Finalement, je reçois un petit coup de coude de la part de mon premier compagnon et il me glisse à l’oreille qu’il y en avait une au bout du bar qui ferait une bonne situation de rechange. Je tente alors de regarder dans sa direction mais le fût à bière me bloque complètement l’accès à son visage. Je me penche alors par en avant mais je ne vois toujours rien, la dite demoiselle est en train de parler avec ma collègue barmaid! Lâchant prise, je lui dis que je la verrai sûrement à l’intérieur de la salle alors je lui demande une petite description. Petit cheveux brun coupés courts, dans la mi-vingtaine, assise, ça résume pas mal ce qu’il a pu me dire, le restaurant étant dans une telle pénombre qu’il était difficile de se voir. Heureusement pour nous, la salle était mieux éclairée. N’y pensant plus, on continu à jaser un peu jusqu’à ce que l’annonceur nous somme d’entrer dans la salle. L’angoisse est à son comble. Je prends mon temps pour essayer de bien voir tout le monde mais, premièrement, la majorité était de dos et deuxièmement, il faisait noir. Donc, nous voilà dans la salle, tout le monde un peu intimidé, personne ne parle ou presque. Mais voilà que le dernier compagnon décide de s’en aller, comme ça, sans rien dire… On dirait qu’il y en avait de plus angoissé que moi, non? Me souvenant de la fille du bar, je cherche rapidement des yeux pour me faire une idée quelconque mais nous sommes invités à nous asseoir avant la fin de mes recherches. Mon collègue et moi prenons place sensiblement au centre, moi pour avoir une vue d’ensemble, lui pour être prêt de moi pour me parler. C’est à cet instant que je LA voie… Pour ceux qui n’ont pas suivi, je parle de la fille du bar avec les petits cheveux brun courts, dans la mi-vingtaine, assise mais maintenant debout, et dois-je vous dire qu’elle est vraiment debout! Talons de 2 pouces!!! Avec un 5’9’’ facile sans eux!! La première impression qu’elle me laisse est très agréable : de beaux yeux bruns quoiqu’un peu déçus (en raison du peu de choix me dis-je), une bouche pleine et invitante et un physique des plus…apprécié. Je la vois s’asseoir près de nous mais ne sachant dans quel sens elle tournerait, je n’ai donc aucune idée de quand j’allais lui parler. Alors, le tout débute. 7 belles minutes à passer avec de belles (et moins belles) madames (et quelques grand-mères). La plupart me disent qu’elles ont une fille ou un garçon de mon âge voire même un petit fils!!! WHAT!?!?! Le tout est passablement agréable même lorsque les deux sœurs me sont tombés dessus l’une après l’autre, à grand renfort de : Des petits jeunes dans ton genre ça doit pas être désagréable d’y faire à déjeuner le matin et autres subtilités! du genre… Arrive une jolie madame d’environ 35 ans que je n’avais pas remarqué avant et avec laquelle j’ai eu beaucoup de plaisir. Pour terminer la conversation, elle me lance un : « Si tu avais été un peu plus vieux, je t’aurais bien laissé mon numéro mais… » Un petit velours pour les jours plus difficile me dis-je. Tout de suite après elle, une autre agréable de compagnie est devant moi, environ dans la cinquantaine mais vraiment joviale et entrainante donc le temps à réellement passé vite. Cochant mon sempiternel « Non » dans la petite case, je me demande si j’aurai la chance d’enfin mettre un « Oui »lorsque je lève les yeux et aperçoit la beauté brune s’asseoir devoir moi. Humm, me dis-je, enfin! La conversation débute de la même manière que toutes celles que j’ai eu précédemment mais j’ai maintenant un peu plus d’entrain, la bière aidant ou seulement le fait que ce soit elle, je ne le sais pas, tout se déroule rondement. Nous parlons de tout et de rien, je la fais rire, elle me fait rire, tout est merveilleux, jusqu’à ce que l’annonceur nous sépare après les 7 minutes les plus courtes de ma vie. Devant la laisser pour terminer les autres candidates ou l’autre, je ne me souviens plus du nombre exact, je m’empresse de cocher mon premier « Oui !» Sensation agréable soit dit en passant et quelque peu angoissante. Donc, comme je le disais, je termine mes ou ma dernière participante et lorsque vient le moment de quitter la salle, nous restons tous les deux assis l’un devant l’autre en fumant une cigarette après l’autre (et oui, je fumais dans ce temps-là !) Le tout a duré une bonne demi-heure même si ça a paru comme 10… Viens donc le moment d’annoncer les « gagnants » des matchs parfaits. L’angoisse est à son comble mais de courte durer car, fruit du hasard ou non (vive les collègues qui font le décompte) mon nom et le sien sortent en premier. Tonnerre d’applaudissement à deux pas de moi, encore une fois les collègues… Nous nous avançons vers le DJ pour prendre notre certificat cadeau pour le repas du 14 février, un peu gênés. Son repas étant prêt, je retourne au bar vers mes collègues qui me fustigent de questions que je ne prends même pas la peine de répondre. Ah oui, en passant, lors de ces petites cinq minutes, une des deux sœurs est venue me voir pour me dire qu’elle était excessivement déçue que je n’aie pas cocher « Oui » aussi. Wowe! Chaude la cougar! Et ce, même si elle avait déjà un match parfait avec un autre… Trèves d’histoires drôles. Revenons au vif du sujet : ELLE. Je retourne finalement la voir lorsque son repas est presque terminé et la conversation reprend de plus belle. Elle en profite pour me dire qu’elle doit rejoindre une de ses amies dans les environs de Jonquière pour sortir aller danser. N’étant pas un très grand fan des bars dansants, je lui demande s’il n’est pas possible pour son amie de nous rejoindre ici-même et qu’il y avait une piste de danse si elle le désirait vraiment. Elle lâche un petit coup de fil et tout est en ordre, elle est en chemin. Encore une fois, la conversation continue et je me rapproche de plus en plus d’elle bien qu’étant encore très timide. Finalement, son amie arrive avec son chum du moment, les présentations se font, elle a l’air agréable, lui aussi, c’est déjà ça de bien. Son amie décide d’immortaliser le moment grâce à une photo et nous demande de nous coller pour faciliter la pose…Yeah right! Côté subtilité on repassera mais ça faisait mon affaire donc je me suis laissé embarquer. Dieu sait pourquoi, depuis cette photo nous ne nous sommes jamais lâchés…
P.S. Ses lèvres étaient très invitantes mais aussi très accueillantes une fois rendu…
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